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samedi 31 janvier 2009

Trailers : Blood Bowl et Alerte Rouge 3 : La Révolte

Après un mois de janvier relativement calme et très occupé à jouer aux nouveaux jeux que nous avons récupéré à Noël, de nouvelles sorties intéressantes arrivent, et deux d'entre elles se montrent à nous dans de bien jolies vidéos.

Le premier trailer est pour le moins un évènement car c'est celui de Blood Bowl, le jeu de football américain violent et fantastique adapté de la célèbre licence de jeu de plateau. Le jeu se présente ici en cinématiques, en gameplay et en gerbes de sang :


La seconde vidéo n'est autre que le premier trailer montrant les images d'Alerte Rouge 3 : La Révolte, l'extension stand-alone du jeu de stratégie dont nous vous avons parlé récemment en test et qui devrait nous arriver en mars prochain sur PC uniquement :

vendredi 30 janvier 2009

Prince of Persia

Certaines séries prennent leurs racines dans les temps anciens où la 3D n'était qu'un doux rêve, mais peu ont survécu jusqu'à maintenant. Prince of Persia fait partie de celles-ci, et avec un certain succès même depuis la reprise par Ubisoft. Après une trilogie des "Sables du Temps" réussie, Ubisoft saura-t-il faire repartir le prince sur de nouvelles bases et acquérir un nouveau public sans toutefois décevoir les fans ? Notre réponse en test...


Un peu d'histoire...

Prince of Persia est une série de jeux d'action-plateforme dont le premier épisode est sorti en 1989 sur Apple II, ça ne nous rajeunit pas. A l'origine programmé par une seule personne, ce jeu fut un succès international si bien qu'il vendit près de 2 millions d'exemplaires, quelque chose de véritablement impensable à l'époque où les ordinateurs étaient encore bien rares dans les foyers.

Depuis, la série n'a cessé d'évoluer, allant de la Gameboy à la MegaDrive sans oublier les différentes versions d'ordinateurs. Sur tous ces supports, le même concept est décliné : le joueur contrôle un personnage vu de profil qui peut sauter, se baisser, glisser et se battre, et doit aller sauver une princesse enfermée dans un donjon, le tout dans une ambiance arabisante.

En 2001, Ubisoft rachète la licence et lance la trilogie des Sables du Temps, trois épisodes qui rencontreront un grand succès et qui se caractériseront par la capacité du Prince à revenir dans le temps en cas de problème. Le retour en force de la licence organisé par Ubisoft se terminera avec la sortie de Prince of Persia : Les Deux Trônes qui marque la fin de la trilogie. C'est quelques années plus tard qu'Ubisoft tente de récidiver et lance ce qui sera à l'avenir une nouvelle trilogie avec ce nouvel épisode sur PC, Xbox360 et Playstation 3 très sobrement baptisé : Prince of Persia.


Il était une fois...

Ce nouvel épisode de Prince of Persia met un point d'honneur à raconter une véritable histoire aux joueurs. Lorsque vous prenez les commandes donc, vous contrôlez un vagabond dont vous ne connaissez pas le nom et qui est à la recherche de Farrah, son âne, perdu dans une tempête de sable. C'est là que vous rencontrez Elrika, étrange princesse aux pouvoirs magiques poursuivie par les gardes de son père. L'histoire paraît relativement simple à ce niveau, mais tout part rapidement en vrille : le père d'Elrika, Roi de son domaine, a fait un pacte avec Ahriman, le Dieu des Ténèbres. Libéré de l'influence de l'Arbre de Lumière qui le maintenait enfermé, celui-ci a répandu les Ténèbres sur tout le royaume et ce sera à vous et Elrika de faire revenir la lumière...

Si la trame scénaristique de Prince of Persia est relativement classique, elle n'en reste pas moins un élément central du jeu, et vous découvrirez petit à petit plus d'informations sur le lieu où vous êtes, sur vous-même ainsi que sur la Princesse, en discutant simplement avec elle de temps en temps. Bien que le fil conducteur ne fasse pas sortir le jeu du lot, les développeurs ont su créer des personnages attachants qui viennent à compter pour le joueur, dotés de leur caractère bien déterminé, et que l'on sera ravi de retrouver dans les épisodes suivants...


Tempête de Cell-Shading...

Prince of Persia entend donc nous raconter une belle histoire, et il le fait également grâce à sa patte graphique originale et efficace. Développé sur la base du même moteur qu'Assassin's Creed, le jeu utilise un cell-shading coloré qui, sans donner l'impression d'être dans un dessin animé, évoque plutôt les illustrations d'un livre de conte.

Les animations utilisées pour les différentes acrobaties du Prince et d'Elrika sont magnifiques et ne souffrent pas d'un seul ralentissement, malgré quelques bugs graphiques rencontrés ici et là. Du menu aux combats contre les boss, Ubisoft Montreal nous emporte ici dans une légende qu'on dirait contée, nous laissant flotter dans le courant de l'histoire sans trop agir grâce à un graphisme envoûteur, à une musique discrète et efficace, et un un scénario simple mais bien mené.


Gameplay pour assistés ?

On se laisse flotter oui, et c'est bien ça le problème. Car si l'univers de Prince of Persia est enchanteur par son extérieur, son gameplay déséquilibré laisse à désirer. Différents types de mouvements sont ainsi disponibles, et vous pourrez sauter, vous accrocher aux poutres, courir sur les murs, et même effectuer un double saut grâce à Elika qui se téléporte en plein vol pour vous aider. Les pouvoirs de la Princesse sont d'une grande utilité, mais peut-être trop. En effet, Prince of Persia est un jeu dans lequel vous ne pouvez pas mourir : tombez dans le vide et Elika se téléportera pour vous reposer au dernier point stable, faites vous embrochez par un ennemi et elle vous sauvera la mise, noyez vous dans la corruption et elle vous tirera par la main pour vous mettre en sécurité.

Faire une erreur entraînera juste une certaine perte de temps, et rien de plus. Cette adaptation du jeu au plus grand public est l'un des postulats de base du jeu, et pourrait être tout à fait justifiable car elle permet une plus grande prise de risque, une plus grande fluidité, et des acrobaties plus impressionnantes, mais elle réduit également considérablement la durée de vie du jeu ainsi que son intérêt en effaçant presque toute la difficulté.


Et ça continue encore et encore...

Afin de contrer l'invasion des ténèbres et de la Corruption, vous devrez ainsi purifier les "Terres Fertiles" qui sont réparties en divers points sur quatre zones de terrain. Pour ce faire, il faudra accéder à la Terre Fertile et y combattre l'un des lieutenants d'Ahriman qui s'enfuira une fois le combat terminé, vous laissant effectuer la purification à votre aise. Une fois toutes les Terres Fertiles purifiées, vous pourrez aller traquer le lieutenant jusque dans son Antre et le vaincre définitivement. Répétez cette démarche sur les quatre zones et vous pourrez enfin aller renvoyer le Dieu des Ténèbres d'où il vient.

Est-ce si simple ? Pas vraiment. Une difficulté s'ajoute au jeu : une fois la Terre Fertile purifiée, il vous faut ramasser les boules de lumières qui y sont apparues afin de débloquer de nouveaux pouvoirs pour Elika. Ces pouvoirs vous permettront d'atteindre des zones autrement inaccessibles et, bien que jolis, n'ont pas un intérêt énorme dans le gameplay.

Ah oui, finalement, c'était si simple. Prince of Persia répète l'erreur qu'avait fait Assassin's Creed de proposer un gameplay extrêmement répétitif enrobé dans une couche de beaux graphismes et de personnages intéressants. Pas vraiment étonnant que les deux jeux soient développés par le même studio.


Finalement ?

Doté de graphismes magnifiques pour peu qu'on aime le genre, de personnages attachants et d'un gameplay fluide, Prince of Persia aurait tout pour plaire s'il n'était pas atrocement simple. Cette simplicité parfois frustrante mais située au coeur du gameplay en vient à gâcher le plaisir d'avancer dans une histoire toutefois intéressante. Avec une petite douzaine d'heures de durée de vie pour environ 60€ le jeu, Ubisoft se place assez loin des attentes des fans, malheureusement les bonnes ventes du jeu montrent que parfois, privilégier la forme au fond marche bien.

A noter, en nouvelle de dernière minute, que l'éditeur vient d'annoncer qu'un DLC nommé "Epilogue" sera disponible le 26 février prochain et permettra de continuer l'aventure. Aucun prix n'est pour l'instant annoncé mais on espère que le contenu sera cette fois un peu plus sérieux.





jeudi 29 janvier 2009

Le DLC de Prince of Persia arrivera le 26 février sur Xbox360 et PS3

Prince of Persia, le jeu d'action-plateforme cell-shadé d'Ubisoft dont nous vous préparons un test pour très bientôt, a vendu près de 2 millions d'unités sur Xbox360, PS3 et PC depuis sa sortie en décembre dernier. Afin de permettre aux fans de continuer l'aventure, l'éditeur vient d'annoncer que du contenu téléchargeable (ou DLC) arrivera le 26 février prochain.


Ce nouveau contenu reprendra le jeu là où il s'était rapidement arrêté, et introduira une nouvelle zone baptisée le "Palais Souterrain", dans laquelle les deux protagonistes devront se battre contre un nouvel ennemi baptisé "Le Changeforme", un monstre qui peut prendre la forme du Chasseur ou du Guerrier, deux lieutenants du Dieu des Ténèbres présents dans le jeu original. "Epilogue", puisque c'est le nom de ce DLC, introduira également une nouvelle capacité de sprint au Prince, qui devrait être bien utile pour abattre le Changeforme.

Elika gagnera en passant la capacité de réparer temporairement un élément du décors brisé, tandis que les développeurs annoncent que les sections de plateforme seront plus difficiles que dans le jeu original, et que le Prince et Elika profiteront de ces nouvelles aventures pour développer un peu plus leurs relations pour le moins ambigües.

Pas de prix annoncé pour l'instant, mais une date : le 26 février sur Xbox360 et Playstation 3, les joueurs PC étant privés de cette petite extension. En étudiant assez simplement le contenu de cette annonce, il n'est pas interdit de penser qu'un second DLC verra le jour en introduisant une seconde version du Changeforme pouvant se transformer en Alchimiste ou en Concubine verra le jour par la suite.

mercredi 28 janvier 2009

Final Fantasy XIII : La nouvelle bande-annonce

On l'attendait depuis longtemps, et Square Enix a comblé nos attentes : voici la nouvelle bande annonce de toute beauté pour Final Fantasy XIII dont on peut dire qu'il est le RPG le plus attendu sur consoles actuellement.

mardi 27 janvier 2009

Casting de choc pour Alerte Rouge 3 : La Révolte

On vous en parlait dans le test, Electronic Arts aime utiliser des bimbos et autres stars dans son jeu de stratégie Alerte Rouge 3. L'éditeur américain vient donc de dévoiler le casting de la première extension du jeu, baptisée Alerte Rouge 3 : La Révolte.

Les charmantes Gemma Atkinson et Ivana Milicevic seront de retour pour vous donner vos ordres de mission côté Alliés et Soviet, tandis que Jamie Chung arrivera côté Empire du Soleil Levant, accompagnée par Holly Valance (dont on vous parlait ici) qui incarnera une journaliste américaine et de Jodi Leen O'Keefe (Prison Break).



Côté masculin, saluons l'arrivée de Malcom McDowell (Orange Mécanique) et de Ric Flair, un ancien catcheur.


Succès américain pour World of Goo

World of Goo, le jeu indépendant dont vous avez pu lire le test dans nos colonnes il y a peu, vient d'être édité en version boîte aux Etats-Unis après avoir connu une grande réussite sur Steam et via son propre site officiel, et le succès est au rendez-vous de l'autre côté de l'atlantique puisque le jeu arrive à se hisser dans le top 10 des ventes de jeu PC !

Voir ici un jeu indépendant original et inventif cohabiter avec World of Warcraft, Spore ou Left 4 Dead dans les charts américains nous redonne du courage et prouve bien que le PC est une plateforme qui laisse une bonne place à l'indépendance et à la créativité des développeurs !

Voici le top 10 en question :
  • 1. World of Warcraft: Wrath of the Lich King
  • 2. The Sims 2: Double Deluxe
  • 3. Fallout 3
  • 4. World of Warcraft: Battle Chest
  • 5. Spore
  • 6. Left 4 Dead
  • 7. The Sims 2: Apartment Life
  • 8. World of Warcraft
  • 9. Call of Duty: World at War
  • 10. World of Goo

lundi 26 janvier 2009

Test: Company of Heroes, un jeu de stratégie dynamique et efficace

L’année 2009 promet d’être riche en jeux de stratégie, avec l’arrivée de titres tels que Dawn of War II, le premier volet de Starcraft II (avec un peu de chance), Empire Total War ou encore la sortie de la seconde extension de Company of Heroes, Tales of Valor. L’occasion de faire le point sur cet excellent jeu de stratégie en temps réel, même si les informations sur le prochain épisode demeurent maigres.



Le dynamisme avant tout

Company of Heroes n’est pas de ces jeux où vous pouvez vous fortifier pendant des heures sur une zone et construire des défenses infranchissables. Il encourage ainsi largement à être mobile le plus possible et à lancer des actions rapides. Cette prime au joueur le plus offensif se traduit en premier lieu par le système des ressources. A l’image de Dawn of War, développé lui aussi par Relic Entertainement, les ressources sont générées par des points de capture qu’il vous faut donc prendre puis défendre. Ces points sont essentiels car ils vous permettent également d’étendre votre territoire et de pouvoir par exemple établir un poste avancé pour acheminer plus rapidement des renforts. Au-delà de ce système de ressources, qui condamne tout joueur trop timoré à se faire écraser au cours du temps, sachez qu’il n’existe de toute façon aucune structure défensive réellement puissante. Certes, les mitrailleuses fixes permettent d’écraser des groupes d’infanterie et certains canons antichars sont relativement dévastateurs. Mais il existe en contrepartie divers véhicules d’artillerie, à même de détruire toute position fixe tandis qu’une poignée de tireurs d’élite peut sans problème vider vos armes de leurs servants avant un assaut. Pour parfaire la mécanique, défendre chaque flan vous coûtera très cher, il est difficile de couvrir tous les angles avec des structures établies qui n’ont qu’un champ de tir limité et chaque défense entame votre limite de population.

Mais l'exigence de mobilité s’exprime également dans une des spécificités du jeu, à savoir la localisation des dégâts. En effet, les tanks sont plus vulnérables sur blindage arrière. Toute l’habilité du joueur doit dès lors résider dans des manœuvres de contournement de l’adversaire pour attaquer l’ennemi sur ces points les plus vulnérables, ce qui est valable également d’ailleurs pour les défenses fixes. Vous allez ainsi toujours tenter au cours du jeu de cristalliser l’attention des blindés ennemis sur un point précis pendant que vos autres unités les contourneront pour les frapper dans leur dos. Loin d’être accessoire, ce point est généralement essentiel pour vaincre une armée blindée ennemie à moins de disposer d’une puissance de feu largement supérieure et éventuellement de pouvoir réparer vos tanks en temps réel.



Pour un jeu très orienté micro-management

Cette mise en avant du dynamisme, à l’image des autres mécaniques du jeu, oriente très clairement Company of Heroes vers le micro-management. Vous n’allez pas gérer de grandes armées et les lancer des affrontements frontaux et sanglants mais plutôt devoir vous occuper de chaque petite unité pour qu’elle manœuvre comme vous le souhaitez. Le gameplay est basé sur un système de pierre/feuille/ciseaux relativement exacerbé, c’est-à-dire qu’une unité d’infanterie n’a réellement aucune chance même d’entamer un tant soit peu la barre de vie d’un char moyen, à moins de disposer d’une arme antichar. Par contre, un canon antichar le détruit quant à lui en quelques coups, à moins que ce ne soit un tank très lourd. Les haies et pièges à votre disposition peuvent vous permettre également de mettre en place des stratégies pointues. Si vos adversaires n’ont que des véhicules légers, vous pouvez leur bloquer certains accès et les forcer à passer par où vous le souhaiter afin de préparer leur accueil comme il se doit, à grand renfort de mines par exemple. Il est également vivement conseillé de faire progresser vos troupes à pied de couvert en couvert pour disposer toujours de bonus défensifs et de chercher la meilleure route pour éviter de tomber nez-à-nez avec une mitrailleuse, qui peut littéralement empêcher vos troupes de bouger, à moins de ne les faire opérer une retraire, ou de se faire décimer par un tireur d’élite caché. A vous donc de bien faire progresser toutes unités, de faire lancer une grenade sur tel groupe par cette unité, sur tel autre groupe par ses camarades qui arrivent de l’autre côté etc.

Pour vous permettre de gérer au mieux cet impératif de micro-gestion, le jeu vous propose une pause active, bien utile parfois pour s’y retrouver et positionner ses défenses comme il faut avant une attaque par exemple. Notez que cette fonction n’est bien évidemment disponible qu’en solo. Une mini-carte est disponible en bas à gauche de votre écran et vous indique les unités visibles. Si vous souhaitez bénéficier d’une vision plus globale, une carte tactique est également affichable qui retranscrit notamment les objectifs à atteindre et les ressources engrangées par chaque position.

Lorsque vous démarrez une partie, vous êtes également invité à choisir relativement rapidement un arbre de commandement parmi les trois disponibles pour chaque armée. Chacun est relativement différent et vous donne accès à toute une palette de pouvoirs. Ceux-ci peuvent être plutôt axés sur la défense et permettre par exemple la construction d’une batterie de canons fixes ou plutôt offensifs en vous octroyant la possibilité de faire atterrir une escouade de commandos derrière les lignes ennemies, pour ne citer que ces deux exemples. Notez toutefois qu’ils ne doivent absolument pas être utilisés à la légère puisque chaque pouvoir vous coûte un nombre non-négligeable de ressources, à vous d’en user à bon escient donc. Il faut également souligner que vous pouvez par ce biais avoir accès aux unités les plus puissantes du jeu comme le terrible King Tiger allemand.



Une narration en demi-teinte mais un bien bel emballage


Company of Heroes vous met dans la peau d’une escouade américaine chargée de libérer la Normandie après l’opération « Overlord » de juin 1944. On ne peut s’empêcher d’éprouver une pointe de regret à l’idée de se replonger dans cette période archi-connue et archi-traitée de la Seconde Guerre mondiale. Opposing Fronts décide quant à lui de s’intéresser à l’opération « Market Garden » et à la libération de Caen. Il a le mérite de nous permettre d’incarner enfin les forces de l’Axe dans une campagne, défaut notable du premier volet, mais la libération de Caen apparaît par contre très proche de la campagne proposée dans le jeu original. Le scénario suit logiquement les événements historiques et est basé tout simplement sur la prise et la défense des sites clés de la région. Difficile dans ces conditions de proposer quelque chose de réellement innovant et les ressorts sont globalement prévisibles. Les développeurs ne parviennent pas à rendre les personnages principaux vraiment attachants et le scénario n’apparaît pas franchement éblouissant.

Toutefois, ces défauts s’avèrent largement compensés par une ambiance très bien retranscrite et des graphismes superbes. Les unités sont certes parfois relativement peu détaillées lorsqu’on les regarde de près mais ça ne ressort finalement que très peu dans le feu de l’action. En effet, les divers effets graphiques comme les explosions sont quant à eux magnifiquement retranscrits et Opposing Fronts introduit des effets météorologiques plus poussés et également d’excellente qualité. A titre d’exemple, vous allez avoir l’occasion de réaliser une mission à la tombée du jour, dans une forêt dévastée par les combats et les impacts de tir, le tout sous une pluie diluvienne pour un résultat franchement impressionnant. L’ambiance est également très bien servie par les briefings d’introduction, présentés sur la carte tactique, qui donnent un véritable plus au jeu. Les cinématiques apparaissent par contre plus inégales malgré de trop rares passages en crayonné là encore splendides.



Un contenu disponible correct

Au niveau de la durée de vie, comptez en mode normal une quinzaine d’heures pour terminer la campagne de Normandie et environ 13 heures pour remplir les missions d’Opposing Fronts en tout. Cela reste globalement correct pour un jeu de stratégie, surtout au vu de son prix actuellement. Les missions n’apparaissent pas particulièrement variées puisque le jeu se résume finalement à prendre des positions et éliminer les troupes opposées ou à défendre une zone précise suffisamment longtemps. Pourtant, on ne ressent pas franchement de lassitude, même en enchaînant les trois campagnes d’une traite, preuve que le jeu est suffisamment dynamique et profond pour nous captiver longtemps. Les divers camps proposés sont relativement différents même s’ils reprennent évidemment des grandes lignes identiques. Les Britanniques ont ainsi un système de bâtiments mobiles qui vous permettent de déployer des renforts très rapidement si vous amenez les camions au plus près du front, ce qui n’est évidemment pas sans risque. Ils disposent également de puissantes défenses, telles que les obusiers ou les canons antichar mais qui sont en contrepartie fixes, a contrario de la Wehrmacht par exemple.

La difficulté est également relativement bien équilibrée dès lors que certaines missions s’avèrent relativement corsées sans que le joueur puisse pour autant rester bloquer trop longtemps au même endroit. Qui plus est, vous pouvez également réaliser des escarmouches tout seul ou bien évidemment affronter d’autres joueurs dans des parties endiablées. Si un nombre correct de cartes est proposé, les développeurs ne se sont toutefois pas trop foulés quant aux types de jeu, puis seuls la capture d’objectifs et l’anéantissement pur et simple de l’adversaire sont envisagés pour remporter la victoire. Le jeu en solitaire demeure intéressant dans la mesure où l’Intelligence Artificielle est très bonne, au moins pendant la campagne. Ainsi, l’adversaire mène -t-il des attaques coordonnées qui mêlent tireurs d’élite pour supprimer vos troupes de loin, lance-flammes pour nettoyer les bâtiments, troupes d’assaut et tanks. Ces derniers manœuvrent pour vous contourner et se retirent dès qu’ils subissent trop de dégâts pour être réparés.






Un excellent jeu, tout simplement

Vous aurez sans doute compris que je vous recommande tout particulièrement ce jeu, qui s’il comporte tout de même quelques défauts, n’en demeure pas moins un bijou du jeu de stratégie. Relic Entertainment a su proposer un jeu plus qu’intéressant, à vrai dire réellement captivant, et introduire quelques innovations dans le genre poussiéreux du STR. Pour autant, Tales of Valor va avoir la difficile tâche de devoir renouveler un peu la série, sous peine de provoquer une certaine lassitude chez les joueurs. On ne l’attend pas moins avec une impatience non dissimulée.



dimanche 25 janvier 2009

Interview : John Dennis, Design Manager at Team 17 (English version)





1/ To begin, could you please introduce yourself as well as Team 17 for our readers ?

Hi, my name’s John Dennis and I’m Design Manager at Team 17. Team 17 are a small independent developer who’ve been around for about 20 years. That’s a long time in the video-game industry! We’re best known for the “Worms™” games, but we’ve done other things too including “Lemmings” recently for Sony and now “Alien Breed”.



2/ Team 17 is well known for the world famous Worms series which seems to be a sure hit on all platforms. What opportunities did this success bring to you, and what may have been the counterparts of this success over the years ?


Worms™” has been really good to us. People continue to enjoy it, and it’s move to digital platforms such as XBLA, PSN and iPhone has proved to be a tremendous success. I think we’re always surprised at how much people love the game, and don’t know any other developers who own the rights to a game as universally popular as “Worms™”, so we’re in a very, very lucky position. It’s continued success is probably the biggest factor in Team 17 still being around as an independent developer some 14 or so years after the release of the original game, so we have all the people who’ve played the game in that time to thank for that.

There’s not too much of a down-side to being the developers of “Worms™”, although being known for one game does tend to get us typecast slightly, despite the fact that we have and continue to develop titles in other genres. I’m not really complaining though. It’s a great game, and if you had to be known for just one game, there’s not many better.



3/ The first episode of Alien Breed Evolution has just been released on Xbox Live Arcade, and is planned for PC and PlayStation Network in the coming month. Why did you choose the Alien Breed franchise over others for this new game, and how has it been received ?

Well, after “Worms™”, “Alien Breed” is easily the game we’ve had the most mail about over the last few years. We actually spent the best part of ten years trying to get a publisher interested in the game but never succeeded. With the advent of digital game distribution channels like XBLA, PSN and Steam, we finally had an opportunity to bring the game back without the backing of a publisher, so that’s what we’ve done.

Episode One’s been received pretty well, and we’re looking forward to what people make of the next two: they get better as they go on! Episode Two’s got new aliens, environments, bosses and set-pieces, but we’ve also listened to what people have been asking for in Episode One, so there’s some extra play modes, and a couple of extra features that I can’t mention right now, but they really add something to the game. We really hope people enjoyed the first one, and they keep an eye out for the second.

4/ Evolution is set to be an episodic game. How many episodes do you plan to release ?

We’ve released one on XBLA so far and plan to release another two. The game’s a trilogy, so if you want to know how the story ends, there’s a couple more to play through. And hey who knows, if it’s wildly successful, maybe we’ll get to make some more one day.

5/ Will the upcoming episodes bring changes in the gameplay and new game modes or will it only be new maps and territories to discover ?

Well, as you might expect, there *are* new maps and new places to discover in the upcoming episodes, but there’s a bunch of other features too. Each episode has it’s own unique weapons which bring new, ever-more destructive ways to combat the breed. They’ve also got their own bosses and aliens types to face, so for the upcoming Episode Two, players will have to develop new strategies to overcome the new alien types they’ll be facing.

The benefit of releasing the game episodically has meant that we’ve also been able to listen to what people wanted to see in the next episode, and we’ve done our best to meet their suggestions. As a consequence, we’ve got new (multiplayer) play modes for Episodes Two and Three, and a bunch of all-new features that unfortunately I can’t talk about just yet (I know… sorry!), but we think they improve on what is already a great package.  

6/ Alien Breed Evolution is a top-view shooter close to the original episodes of the series. Why did you choose to keep this gameplay ? Did you ever think of making it an first or third person shooter ?

We wanted to bring an experience to XBLA, PSN and Steam that was quick to learn, could be played co-op multiplayer and was true to the heritage of the original “Alien Breed” games. There are many great first person games on all those platforms, so we didn’t really feel that there was any great need to make “Alien Breed” first person. Besides, the game works really well from the top-down perspective. It’s shamelessly retro, but it’s great fun!



7/ What are your plans regarding the resurrection of the Alien Breed franchise ? Should we expect iterations to appear on various platforms such as iPhone, DS or PSP in addition to the PC and home consoles ?

Well, if the game’s a success on the platforms we’re releasing it on, who knows? We hope it is, and that we get a chance to roll it out onto other platforms too.

8/ Team 17 is a known defender of independent game development. How do you see the current state of indie game development ?

It’s always difficult being independent, but it’s particularly difficult at the moment. There are many variables that are making it difficult for publishers to be profitable with the titles they publish. Factors such as the polarity of the retail market in which a small number of games make a lot of money while many more fail to recoup the investment made in them and the increasing costs associated with game development have meant that it’s becoming increasingly more risky to publish AAA video-games. This has made publishers increasingly risk-averse, and when that happens, the work for independent 3rd party development studios starts to dry up as publishers look to commission less games from independents and stick with their bigger titles, which are usually developed in-house.

Fortunately for Team 17, we’re not reliant on 3rd party development work, but many other very good and very talented independent developers have either disappeared or are finding things difficult at the moment, and that’s a great shame. It’s a particular shame when you see the market for games continue to grow but the talented people who make the games themselves struggle.  

9/ With the success of Worms and the recent release of Alien Breed, can we expect new IP's to appear any time soon, or the revival of other old IP's ?

We have a couple of things in development right now that are completely original and that I think would surprise people if they knew about them. We’ll have to see how we get on with them: obviously it’s more of a commercial risk launching something completely original, but if things go well, I hope they get a release. With regard some of our other old IPs, we don’t have any immediate plans to bring back “Superfrog” or “Project X”, but that may be something we consider in the future. Watch this space!

10/ That was our last question. Do you have anything to add for our readers ?

Grab yourself a copy of “Alien Breed” Episode One! It’s an absolute steal for 800 points. That was a bit of a shameless plug wasn’t it? Sorry… I couldn’t resist it :)

Thanks a lot for your answers.

You’re more than welcome.



Mayhem Intergalactic ou la stratégie minimaliste

La démo de Mayhem Intergalactic venant de faire son apparition sur la plateforme de téléchargement Steam, votre serviteur a décidé de vous livrer ses impressions sur ce petit jeu de stratégie minimaliste mais intéressant.


Un concept minimaliste...

Pour résumer simplement, Mayhem Intergalactic est un jeu indépendant réalisé par les développeurs d'Inventive Dingo et qui a remporté un prix au Festival des Jeux Indépendants en 2008. Ce jeu de stratégie au tour par tour se déroule dans l'espace et vous fixe pour objectif de prendre le contrôle de la galaxie. Ainsi êtes vous placé à la tête d'une planète et d'une petite flotte de vaisseaux de guerre, vous permettant de conquérir les planètes aux alentours et de vous étendre peu à peu. Chaque planète, même neutre, est défendue par un certain nombre de vaisseaux mais permet en contrepartie, une fois conquise, d'en produire de nouveaux. L'idée est donc de s'étendre sur la carte, d'acheminer des renforts jusqu'à affronter l'adversaire pour lui soustraire une à une ses planètes. Comme vous pouvez le constater, le jeu est très simple et la seule petite subtilité ajoutée est la possibilité d'améliorer ses planètes pour produire plus de troupes. Notez bien que vous ne maîtrisez pas les affrontements : vous ne connaissez pas l'étendue des forces ennemies avant un combat et celui-ci se déroule automatiquement sans que vous interveniez, une fois que vous avez manifesté la volonté de prendre telle planète.



...mais efficace

Evidemment, ce manque patent de profondeur détournera à coup sûr les amateurs de titres élaborés et complexes. Malgré cela, force est d'admettre que les développeurs revendiquent cettte simplicité et que Mayhem Intergalactic pourra trouver son public. Il est en effet très simple et les parties sont rapides et dynamiques. Toute la question se résume finalement à savoir quelle stratégie vous allez adopter : acheminer le maximum de troupes sur vos planètes les plus avancées pour vous assurer de les conserver ou mener des actions offensives, quitte à subir des contre-attaques et à perdre certains systèmes déjà acquis par exemple ? La réalisation n'est pas forcément des plus éblouissantes mais demeure tout à fait correcte pour un jeu indépendant et plutôt agréable à l'oeil.



En somme, ce titre pourrait convenir à ceux qu'il est convenu d'appeler avec souvent un peu de dédain les "casuals gamers", c'est-à-dire les joueurs occasionnels, ayant envie de s'amuser rapidement et sans trop se torturer les méninges. Facile d'accès, il est ainsi parfait pour effectuer quelques parties avec un ami une fois de temps en temps. Si vous avez envie de tester le jeu, vous pouvez télécharger la démo. Sachez sinon que le titre est disponible sur Steam en échange de 7,99€ et directement sur le site d'Inventive Dingo contre $9.99 (ou 8€ si vous habitez en France), dans les deux cas pour une durée limitée.

samedi 24 janvier 2009

Tom Clancy's Endwar arrive sur PC

Tom Clancy's Endwar est un jeu de stratégie sorti sur Xbox360 et PS3 (avec des adaptations PSP et DS) et centrant son gameplay sur un étonnant mode de contrôle des unités par la voix. Un gameplay entièrement conçu pour enfin porter le genre stratégie en temps réel sur consoles de salon. Depuis la sortie du jeu, Ubisoft a diffusé de nombreux DLC ajoutant missions, unités et cartes à son jeu, mais la dernière nouvelle nous vient de Steam qui vient de faire paraître Endwar dans les sorties à venir.

Ainsi, sans grande annonce de la part d'Ubisoft, on peut découvrir sur la fiche Steam du jeu que l'interface sera refaite pour PC tout en gardant les bases du jeu et le système de contrôle à la voix. Ce système qui faisait le principal attrait du jeu, pourrait bien s'avérer très inutile pour les joueurs PC qui privilégieront certainement l'innovant mode multijoueurs persistant vous invitant à rejoindre l'une ou l'autre des factions pour faire pencher la balance de la guerre mondiale en votre faveur.

Sans autre date que "Printemps 2009" pour la sortie de cette adaptation, on attendra plus d'informations de la part d'Ubisoft dans les mois à venir.

vendredi 23 janvier 2009

Ubisoft prépare l'arrivée de nouvelles consoles en 2012

Alors que Microsoft et Sony se battent pour savoir qui aura la console avec la plus longue durée de vie, Ubisoft prépare l'avenir et lance de grandes opérations de recrutement pour une nouvelle génération de consoles à venir en... 2012.

L'éditeur se prépare donc à agrandir ses effectifs, mais prévoit également d'acheter de nouveaux studios et technologies. Peu de précisions sur les cibles du géant français, mais l'on sait toutefois qu'il devrait bientôt annoncer l'achat de nouvelles licences sportives après le récent lancement des jeux estampillés Shaun White qui se sont vendus à environ 2 millions d'exemplaires tous supports confondus.

Aucune PS4, Xbox 720 ou Wii 2 annoncée pour autant, toutefois il serait bon de considérer cette nouvelle avec intérêt, car on se rappelle qu'avant l'arrivée de la Wii, Ubisoft avait été le premier éditeur à mettre la main en avant-première sur le kit de développement de la console de Nintendo, et quelquechose me dit que la prochaine console de salon à arriver pourrait bien être une Nintendo...

mardi 20 janvier 2009

Test : Alerte Rouge 3, la plus sexy des guerres mondiales

Parmi la ribambelle de suites sorties récemment et prévues pour les mois à venir, Alerte Rouge 3 s'est fait remarquer comme étant, en quelques sortes, le porteur d'un certain mouvement de retour aux sources du jeu de stratégie en temps réel. Troisième épisode d'une prestigieuse série, Alerte Rouge 3 est-il a la hauteur du nom qu'il porte ? Notre réponse en test...


Dynastie guerrière

Pour comprendre la pression qui pesait sur les épaules d'EA Los Angeles qui a hérité de la licence Alerte Rouge, utilisons cette fameuse machine à remonter dans le temps et reprenons l'histoire de cette série à ses débuts. Au départ était Command & Conquer, développé par Westwood et connu pour avoir posé les bases du jeu de stratégie en temps réel sur PC. Un an après la sortie (et le succès) du premier C&C, Westwood annonce le premier volet d'Alerte Rouge, qui sortira en 1996 sur PC et Playstation. Se déroulant dans une réalité alternative très emprunte d'humour et de second degré, Alerte Rouge a un grand succès auprès du public qui lui vaudra trois extensions et une suite qui sortira en 2000 tandis que Command & Conquer continue son développement en parallèle.

Bien qu'étant un dérivé du Command & Conquer original, Alerte Rouge devient une série à part entière avec un scénario différent. Ainsi, la série Command & Conquer décrit les affrontements de deux groupements internationaux appelés le GDI et le NOD, tandis qu'Alerte Rouge oppose les Alliés aux Soviets. Cette mise en place dans un univers plus proche du réel aura vraisemblablement été l'une des raisons du succès de la série, comme en démontre la troisième série Command & Conquer lancée par Electronic Arts et baptisée Generals qui oppose les Etats-Unis à la Chine dans un conflit une fois encore marqué de réalisme fantastique.


Uchronie déjantée

Command & Conquer en général, et Alerte Rouge en particulier, constituent donc une licence très importante aux yeux de nombreux fans. Le premier opus (que vous pouvez d'ailleurs télécharger gratuitement ici) décrit une réalité alternative dans laquelle l'URSS aurait développé une machine à voyager dans le temps et s'en serait servie pour aller assassiner Einstein avant qu'il ne finisse le développement de la bombe atomique. Une fois la seconde guerre mondiale terminée et l'Allemagne Nazie éliminée, un nouvel équilibre militaire s'établit donc et voit l'affrontement armé des Alliés avec l'URSS. Alerte Rouge 2, pour sa part, reprend là où le premier s'était arrêté et trouve une excuse pour relancer le conflit opposant les deux factions.

Alerte Rouge 3 aurait donc très bien pu prendre la suite, mais les développeurs d'EA Los Angeles ont ici pris un premier risque en revenant aux bases de la licence. Ainsi, les russes ont bel et bien construit leur machine à voyager dans le temps pour assassiner Einstein, mais l'absence de bombe atomique a eu pour résultat d'éviter l'écrasement dont le Japon a fait les frais lors de la Seconde Guerre Mondiale, privilégiant l'émergence d'une troisième puissance militaire : l'Empire du Soleil Levant, qui fera face aux Alliés et aux Soviets dans ce troisième Alerte Rouge toujours plus déjanté et stratégique.

Le jeu reprend les bases et les agrémente donc d'une nouvelle faction, mais n'oublie pas pour autant la recette qui a fait le succès de la série. Ainsi, nous voyons le retour des briefing de mission filmés avec de véritables acteurs qui nous emportent dans un scénario minimaliste mais tout de même très présent. Le casting de ces inter-missions est d'ailleurs impressionnant, et on y retrouver des stars du cinéma comme de la télévision telles que George Takei (Heroes), Ivana Milicevic (Casino Royale), Jonathan Pryce (Pirates des Caraïbes), Tim Curry (Scary Movie 2), David Hasselhoff (Alerte à Malibu) et bien d'autres. Ces inter-mission donnent un véritable ton à un scénario plein d'humour et finalement peu sérieux comparé aux jeux de stratégie habituels, et l'agrémentent même d'un côté très sexy étant donné les habits peu règlementaires des différentes demoiselles vous donnant vos consignes avant chaque bataille. Le tout donne un résultat très réussie, et on salue l'initiative d'EA LA pour ce retour aux vidéos, un investissement de poids qui aura payé auprès des fans.


Gameplay historique ou archaïque ?

Mais le retour aux sources ne s'effectue pas uniquement au niveau de ces interludes vidéo, et le gameplay utilisé par Alerte Rouge 3 est tout ce qu'il y a de plus classique. Utilisant une vue en 3D isométrique, le jeu se contrôle à la souris (ou au pad sur consoles) et au clavier de la même manière que les premiers opus il y a dix ans. Sélectionnez vos unités et envoyez les au combat d'un clic, formez vos groupes et coordonnez vos attaques pour plus d'efficacité. Afin d'accéder aux meilleures unités il vous faudra construire, défendre votre base et récolter de l'argent grâce à des raffineries situées dans des endroits définis de la carte. Ne cherchez pas de nouveauté à ce niveau là, ni même de véritable diversité dans les trois factions qui, bien que bénéficiant d'unités différentes, se jouent finalement à peu près de la même manière au fil des 30 missions que constituent la partie solo du jeu (10 par faction) tout comme en multijoueurs.

Les Alliés basent leurs attaques sur la discrétion, la furtivité et la possibilité de téléporter des unités en tout point de la carte. Les Espions peuvent soudoyer les unités adverses ou encore se déguiser, tout comme le tank Mirage et son accent français à couper au couteau. Les Soviets sont assez similaires et s'appuient sur la puissance brute de leurs unités, tandis que l'Empire du Soleil Levant se base sur les avancées technologiques et la présence d'unités polyvalentes, pouvant être tour à tour terrestres ou aériennes par exemple. Chaque faction dispose de super-armes extrêmement destructrices et d'un commando, les célèbres Tania, Natasha et Yuriko disposant d'une grande résistance et d'une force de frappe inouïe.

Au chapitre des innovations, l'ajout des combats maritimes sera également remarqué. Ainsi, au sol et à l'air, vous devrez maintenant faire attention aux plages et aux attaques par l'eau. Cet ajout rajoute une troisième dimension intéressante au jeu, avec grand nombre d'unités amphibies et de navires ajoutés à votre arsenal, et particulièrement de bâtiments constructibles en milieu immergé. On notera également l'ajout de capacités qui se débloquent au fur et à mesure que vous éliminez des unités ennemies et qui vous permettront d'appeler un bombardement aérien sur une zone précise ou encore d'améliorer vos unités en leur offrant des capacités spéciales.

Mais l'innovation majeure de ce nouvel Alerte Rouge est finalement la campagne jouable en mode coopératif. En effet, ayant remarqué que les joueurs en ligne avaient tendance à privilégier les parties en équipe, les développeurs ont décidé de rendre toutes les missions de la campagnes jouables en mode coopératif. Vous pouvez ainsi chercher un commandeur pour vous épauler sur Internet ou en Lan (pas d'écran splité sur console), mais si vous préférez jouer seul, votre co-commandeur sera contrôlé par une intelligence artificielle qui vous épaulera de son mieux sans toutefois être vraiment à la hauteur.


Mécanique de la destruction

Techniquement, le jeu est joli sans être magnifique. Les paysages, souvent urbains, sont bien réalisés et si les unités manquent de finition, on le remarque assez peu lorsqu'on les envoie au combat. Un véritable travail graphique a été réalisé sur l'eau, et les vagues sont vraiment magnifiques pour un jeu de ce genre et on peut observer avec délectation les fonds marins ou encore la fluide nage des dauphins (unités de guerre des Alliés) entre les embruns.

Alerte Rouge 3 tournera sur un ordinateur moyen mais risque de souffrir de quelques ralentissements lors des plus grosses explosions, elles aussi magnifiques mais demandent plus de ressources. Ces problèmes sont toutefois très rares et ne semblent pas avoir été signalés sur Xbox 360, et encore moins sur la prochaine version Playstation 3.

Impossible de parler d'Alerte Rouge sans noter enfin le soin accordé à la bande son. Celle-ci est de toute beauté et se marie à merveille avec la violence des combats. Guitare saturée, musique traditionnelle russe remaniée ambiance métal ou encore techno survoltée lors des plus grandes batailles, voici enfin un jeu de stratégie qui se doit d'être joué avec la musique à fond.


Trois versions et une extension

Bien que traditionnellement dédié aux joueurs PC, le jeu de stratégie s'étend et se dévoile aux consoleux avec plaisir lorsque la puissance d'une licence est suffisante. Alerte Rouge 3 fait partie de ces jeux qui se démocratisent, et bien que je ne peux que vous conseiller d'y jouer sur ordinateur car un pad ne remplacera jamais une souris, deux versions du jeu sont actuellement disponibles et une troisième est en préparation. Ainsi, aux versions PC et Xbox360 s'ajoutera bientôt une version Playstation 3 prévue pour mars prochain et disposant de tout un lot de nouveau contenu dont de nouvelles cartes multijoueurs, des vidéos et making-off du jeu, la bande son complète ou encore la fameuse vidéo intitulée "Les filles d'Alerte Rouge 3" et dédiée au casting de charme du jeu.

Le jeu étant sorti il y a quelques mois maintenant, une première extension stand-alone a également été annoncée. Baptisée Uprising (en français : "La Révolte"), cette extension ne demandera pas de posséder la première version du jeu pour fonctionner et ajoutera une mini-campagne solo pour chaque faction, le tout se déroulant peu de temps après les évènements du jeu original. A noter toutefois que cette extension est pour l'instant annoncée comme exclusivité PC, toutefois il n'est pas interdit de penser qu'elle sera téléchargeable en petits morceaux payants sur le Xbox Live ou le Playstation Network.


Conclusion camarade ?

En conclusion, Alerte Rouge 3 est très loin de révolutionner le genre stratégie en temps réel, mais prend le parti de revenir aux bases afin de ne pas décevoir les fans de la série. Doté d'un gameplay très classique et d'un contenu qui vous tiendra en haleine une quinzaine d'heures en solo et beaucoup plus en multijoueurs, il bénéficie d'une réalisation léchée qui vous donnera l'impression de vous trouver au milieu d'un film de guerre grâce aux inter-missions vidéo. L'ajout du mode coopératif est la seule véritable prise de risque du jeu et ne sera finalement utilisée que par une minorité de joueurs. Honnête graphiquement et sans apport de nouveauté, Alerte Rouge 3 est finalement un classique remis au goût du jour par un petit lifting bien agréable qui contentera les fans de la série tout en permettant aux non-initiés de découvrir le genre avant de se lancer dans de plus grandes aventures. Et puis, c'est recommandé par David Hasselhoff, alors comment refuser ?

Halo 3 avec le système de visée de Fallout 3 ?

Que serait Halo 3 s'il utilisait le système de visée de Fallout 3, le célèbre V.A.T.S ? Voici ce qu'a essayé de s'imaginer un fan dans la vidéo suivante ma foi très bien réalisée :

lundi 19 janvier 2009

Dawn of War II passe Gold et dévoile ses succès

Avant une sortie française prévue pour le 20 février prochain, le très attendu Warhammer 40000 : Dawn of War II annonce aujourd'hui qu'il est "Gold", ce qui veut dire que le développement du jeu est entièrement terminé et qu'il est donc en train d'être pressé sur les DVD et mis en boîte. Profitant de cette annonce, Dawn of War II dévoile pour la première fois les 49 succès qui permettront aux joueurs de gagner un total de 1000 gamerpoints via le système Games for Windows Live.


Si vous ne connaissez pas le Games for Windows Live, on ne pourra pas vous en blâmer car ce système est assez peu utilisé. Il s'agit en fait d'une plateforme de jeu très similaire au Xbox Live mais dédiée aux jeux sur PC. Games for Windows Live (GWL) ne partage pas qu'une ressemblance avec le Xbox Live, puisque ces deux plateforme ont en commun l'identifiant du joueur (le Gamertag), sa liste d'amis, les points qui peuvent être dépensés pour acheter des DLC, ou encore le Gamerscore total du joueur. Ainsi, si vous avez l'habitude de jouer sur Xbox et sur PC alternativement, vous pouvez ajouter les succès débloqués sur PC à ceux débloqués sur Xbox, votre Gamerscore prenant en compte la totalité de vos points. Une plateforme unique qui va bientôt se transformer également en plateforme de vente puisque Microsoft a annoncé que des jeux complets seraient disponibles en téléchargement via cette plateforme. Dawn of War II devrait bientôt faire partie de ceux-ci.

The Behemot travaille sur un nouveau jeu

Le studio indépendant The Behemot, développeur de l'excellent Castle Crashers et de Alien Hominid, vient d'annoncer via un post sur son blog officiel qu'il travaillait sur un nouveau jeu dont le concept était déjà fixé.

Sans donner plus d'informations, Dan Paladin, game designer pour The Behemot, explique qu'il s'agit de "deux jeux en un" et qu'ils pourraient commencer à diffuser des images très bientôt afin de faire deviner à la communauté ce dont il s'agit. Même si on imagine que le jeu sera diffusé sur XBox Live Arcade, aucune précision n'a été donné. N'oublions pas qu'Alien Hominid, premier jeu du studio, était également sorti sur Playstation 2 et Gamecube.

dimanche 18 janvier 2009

Les jeux d'argent, nouvelle manne financière pour les MMORPG ?


Après les micro-transactions et les abonnements, il se pourrait qu'un nouveau mode de financement arrive pour les jeux en ligne : les jeux de hasard. S'ils sont déjà présent sur les sites de type casino en ligne, ils font timidement leur arrivée dans des univers virtuels tels que Second Life ou Entropia Universe. L'une des conditions sine qua non de l'établissement de ces casinos est de permettre aux joueurs de récupérer de l'argent sur leur mise. Ainsi, tout comme dans la réalité, un joueur s'adonnant à un jeu de machine à sous sous quelque forme que ce soit, devrait pouvoir gagner tout autant que s'il se rendait à un casino réel, et les opérateurs des jeux se financent eux-mêmes en prenant une commission sur les mises.

Qu'est-ce qui empêche les opérateurs de jeu d'utiliser en masse cette solution alors ? Tout simplement : la loi. Même si les univers virtuels sont situés en ligne et que leur situation juridique est donc peu claire, les lois gouvernementales sur le jeu de hazard sur Internet sont différentes selon le pays, et peu d'éditeurs de jeu se risquent encore à aller à leur encontre. Toutefois, cela devrait se stabiliser dans les années à venir et il n'est pas interdit de penser que les MMO présenteront donc de plus en plus de jeux de hazard au coeur de leur gameplay.

samedi 17 janvier 2009

Bon plan du week-end : Rainbow Six Vegas 2 à 10€

Le bon plan du week-end nous vient une fois de plus de Steam, la plateforme de téléchargement de jeux pour PC, qui nous propose jusqu'au 20 janvier prochain le FPS tactique Tom Clancy's Rainbow Six Vegas II à 10€ tout rond... Une affaire en or pour un FPS plutôt bon signé Ubisoft Montreal, à ne pas rater pour s'amuser pas cher en ces temps de disette. Pour les intéressés, ça se passe par ici.

A noter que l'éditeur Sony Online Entertainment vient de rejoindre lui aussi Steam, ajoutant à la base de jeux de la plateforme les MMORPG Everquest, Everquest II, Vanguard et Pirates of the Burning Sea, qui sont eux aussi à prix réduit pour l'occasion.

vendredi 16 janvier 2009

Street Fighter IV : Les Ultra Moves en vidéo

Impressionnant par son graphisme et la puissance de sa licence, Street Fighter IV est attendu sur PC, Xbox360 et Playstation 3 le 20 février prochain. En attendant de pouvoir tâter de la bête, Gametrailers nous a compilé une vidéo des "Ultra Moves", ces combos destructeurs que tous vos ennemis redouteront :

Mad World interdit aux moins de 18 ans mais non censuré

Mad World, le prochain jeu Wii de Platinium Games, a fait parler de lui au moment de son annonce pour son côté extrêmement gore et violent et son graphisme si particulier. Alors qu'il s'apprête à sortir dans quelques semaines, le jeu vient d'être classé "18 ans et plus" en Angleterre, toutefois l'organisme de classification n'a demandé aucune modification au jeu en lui-même, contrairement à ce que réclament certaines associations bien pensantes anglaises.

Mad World sortira bien donc en Angleterre édité par SEGA, et s'il n'a pas eu de problème là-bas, on peut s'attendre à une sortie sans accrocs en France également.

jeudi 15 janvier 2009

Preview : Uncharted 2 : Among Thieves

Lancé en grandes pompes comme l'un des jeux phares de la jeune Playstation 3, Uncharted : Drake's Fortune s'est finalement révélé être un bon jeu certes, mais un jeu manquant d'identité, problème dont souffre cruellement la console de Sony. Après que leur jeu se soit tout de même écoulé à plus de 2.5 millions d'exemplaires, les développeurs de Naughty Dog tentent de rectifier la donne avec Uncharted 2 : Among Thieves prévu pour la fin de l'année 2009. Que nous réserve donc ce second épisode ? C'est ce que nous allons voir...

Un scénario mystique...

Alors que le premier épisode se déroulait essentiellement dans la jungle, à l'image d'un Tomb Raider de nouvelle génération, Uncharted 2 nous fera beaucoup voyager à la découverte des secrets enfouis de Marco Polo. Le célèbre explorateur était en effet connu pour cataloguer soigneusement ses voyages dans les précieux carnets qu'il a laissé, toutefois, en 1292, il quitta la cour de Kublai Khan pour revenir à Venise à la tête de 14 navires remplis de trésors et de plus de 600 hommes. Lorsqu'il arriva enfin dans sa ville natale, il ne restait plus qu'un navire et une douzaine d'hommes. Polo ne raconta jamais ce qu'il vécu dans cette période, et c'est là que vous entrez en scène, prenant le contrôle de notre aventurier qui part à la recherche de la légendaire cité Tibétaine de Shangri-La dont la légende raconte qu'elle contient un ruby permettant d'exaucer les voeux... Lorsque Nathan Drake et Marco Polo se rencontrent, cela donne un jeu d'action-aventure qui vous amènera partout dans le monde, de l'Asie du Sud-Est à un Népal en pleine guerre civile...


Personnages sombres et histoire d'amour

Les développeurs de Naughty Dog ont promis d'accorder plus d'importance aux côtés sombres de leur héros. En effet, le fait qu'il évolue et soit lui-même un voleur, un pilleur de tombe, a même donné son titre au jeu : Among Thieves (Parmi les Voleurs). On verra également arriver la jolie Chloe, nouvelle histoire d'amour de Drake et visiblement bien armée comme on le constate par les premiers visuels que l'on a pu avoir d'elle.

La volonté avouée des développeurs sur ce second opus est de faire "une version interactive des films d'action". On voit en effet très bien les différents éléments qui ont fait le succès de sagas comme Indiana Jones : le héros charismatique sans être parfait, le trésor, le dépaysement, et bien sûr la jolie fille, mais est-ce que cela suffira à faire cette suite un véritable hit ?


La tête de l'emploi

Côté graphique, Naughty Dog se doivent de faire honneur à la plateforme qu'ils ont choisis et ont promis une amélioration du moteur graphique afin de corriger les bugs qui parsemaient le premier jeu tout en améliorant les animations des personnages qui étaient déjà impressionnantes. Les paysages quittent la jungle monotone et uniforme pour se diversifier au cours de vos voyages dans de magnifiques panoramas formés de textures qui, nous disent les développeurs, sont réalisées une par une à la main par l'équipe de graphistes. Voilà de quoi permettre au héros d'imposer sa patte et d'impressionner tous les amateurs de plastique avantageuse, et il faut bien ça pour entrer en compétition avec le très attendu Heavy Rain qui devrait sortir à la même époque sur PS3.


Le premier vrai jeu d'action-plateforme ?

Enfin, et c'est bien le volet le plus important pour tout jeu vidéo, le gameplay se voit également amélioré, avec un système de furtivité amélioré qui devrait prendre de plus en plus de place. Toutefois, nous disent les développeurs, "se cacher doit être un choix, et non une obligation". Pour les adeptes du combat direct donc, Drake pourra maintenant créer sa propre couverture en interagissant avec le décors, un système que l'on a déjà récemment vu dans Gears of War 2 notamment. "Le premier véritable jeu d'action-plateforme", voilà ce qu'en disent les développeurs et les quelques journalistes qui ont eu la chance de tester le jeu. Beaucoup de promesses pour peu de certitudes, Uncharted 2 : Among Thieves dépassera-t-il le premier épisode dans le coeur des joueurs, ou sera-t-il une simple suite ? Les développeurs ont encore près d'un an pour répondre à cette question, mais cela semble bien parti pour être un succès !


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Sources: Edge, Gamekyo.com, Playstation

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