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mercredi 23 juillet 2008

Microsoft rend sa plateforme de jeu PC gratuite

Si vous jouez un peu sur PC, vous devez savoir ce qu'est le programme "Games for Windows". Si ce n'est pas le cas, sachez juste qu'il s'agit d'un programme qui a pour but ultime de rendre le PC aussi facile à utiliser qu'une console en terme de jeux vidéo, notamment en fixant des normes de caractéristiques technique, etc.


Games for Windows Live, c'est l'équivalent PC du Xbox Live, qui était censé être un argument d'achat de Windows Vista: une plateforme de jeu en ligne multijoueurs, de téléchargement de démos, et autres joyeusetés, qui devait proposer des parties entre joueurs PC et joueurs Xbox360. Seul soucis, Windows a conçu sa plateforme de jeu sur PC comme sur console, sans aucune adaptation ou presque. Le service, mal conçu et peu suivi par les constructeurs de jeu, avait l'étrange particularité de demander un abonnement pour être utilisé...

Devant un Steam gratuit et bien plus adapté, Games for Windows Live s'est trouvé être un complet désert en terme de joueurs. D'ailleurs, même le site officiel n'a pas été mis à jour depuis des mois, puisque la page d'information sur le service indique encore "En 2007, Microsoft offrira le Jeu en réseau et de divertissement LIVE aux joueurs Windows.". Voilà qui nous donne une bonne idée de l'attention que Microsoft accorde aux joueurs PC...

Devant cet échec, Microsoft annonce que Games for Windows Live devient un service gratuit (il était temps) et qu'il sera prochainement complètement remanié (il était temps également) pour cet automne. Nous ne serons bien sûr pas médisants en avance, mais l'envie ne manque pas...

lundi 21 juillet 2008

Ubisoft crack ses propres jeux

La culture de la vente de jeux en versions digitales n'est décidément pas encore présente chez tous les éditeurs. L'éditeur français Ubisoft a d'ailleurs récemment fait parler de lui à ce niveau lors de la sortie de Tom Clancy's Rainbow Six Vegas 2 qui, dans sa version digitale disponible sur la Ubi Store, incluait le même vérificateur de DVD que dans la version normale.

Ainsi, lorsqu'un joueur lançait le jeu, sans DVD puisque téléchargé, celui-ci refusait de se lancer. Afin de résoudre ce problème, il semble qu'un chargé de support technique d'Ubisoft ai mis en téléchargement sur le site du jeu une mise à jour qui n'était autre qu'une version crackée de l'exécutable trouvée sur un site distribuant une version pirate du jeu.

Lorsque la hiérarchie de l'éditeur se fut apperçu de ce fait, le patch (qui marchait bien, effectivement), fut immédiatement remplacé par une autre mise à jour, et une déclaration officielle expliquait qu'une enquête interne était en cours afin de savoir qui avait placé l'exécutable piraté sur le site officiel...

Patch officiel ou exécutable piraté, l'important n'est-il pas que cela marche ?

vendredi 18 juillet 2008

Test: Guitar Hero On Tour sur DS : Beaucoup de bruit pour (presque) rien

Après avoir lancé le genre du jeu musical sur consoles de salon, la licence Guitar Hero tente le pari d'envahir les consoles portable en commençant par la plus populaire d'entre elles: la Nintendo DS. Pari réussi ? Pas si sûr...


Nouveau jeu, nouveaux accessoires
L'expérience Guitar Hero était principalement portée par ses accessoires, des contrôleurs en forme de guitare qui jouaient un grand rôle dans le succès du titre. Afin de reprendre ce principe, Guitar Hero On Tour se compose de deux éléments: la cartouche du jeu, et une sorte de gant qui entoure la console et vient se brancher dans le slot GBA. C'est sur ce gant, appelé le "Guitar Grip", que vous allez pouvoir actionner les frettes de la guitare, au nombre de quatre.

La console s'attrape ensuite à la verticale, avec les notes (représentées par des touches de couleur indiquant quelle frette est à actionner) affichées sur l'écran de gauche et la guitare représentée sur celui de droite. Afin de gratter les cordes, vous disposez d'un "stylet-mediator" et grattez directement l'image de la guitare sur l'écran tactique. Dans les faits, une simple pression du stylet suffit.

L'agencement global de la chose fait son office et on se sent très vite à l'aise avec un Guitar Grip très bien fait et les deux écrans très lisibles. Malgré les bonnes idées qui président à la création de l'accessoire, les effets secondaires se ressentent vite et de vives douleurs au bras et au poignet apparaissent quelle que soit la position prise par le joueur. Dommage, mais l'idée est bonne et avec des pauses fréquentes le tout fera l'affaire.

On reprend les mêmes et on recommence
En dehors de ce nouvel accessoire plus adapté à la console mobile, le jeu en lui-même ne change pas de ce qui est proposé sur console de salon. Vous voyez défiler sur l'écran de gauche des notes qu'il vous faudra activer en rythme pour suivre les riffs de guitare imposés par divers morceaux plus ou moins connus.

En solo, vous pourrez jouer différentes chansons de votre choix afin de vous entraîner, ou bien commencer directement par le mode carrière qui vous proposera de jouer une à une les 25 chansons de la tracklist, répartis entre 5 décors différents représentant les concerts que votre groupe effectue, de la station de métro au bâteau en pleine mer. Un mode multijoueurs assez complet vous permet d'affronter vos amis possédant eux-aussi le jeu en leur envoyant divers crasses plutôt bien pensées et amusantes.

La tracklist enfin, part importante du fun du jeu, est donc composée de 20 chansons régulières et 5 rappels à débloquer au fil des concerts. On y retrouve certains grands succès tels que "All the small things" de Blink 182 ou "Breed" de Nirvana, et d'autres morceaux connus seulement des connaisseurs mais non moins agréables. A noter que bien que la petite portable de Nintendo ne se débrouille pas trop mal au niveau sonore, il devient difficile de jouer dans les endroits bruyants tels que des avions. Malgré un bon casque et le son à fond, la console n'en a pas assez dans le ventre pour nous en mettre plein les oreilles, on perd alors le fil du rythme de la chanson, chose assez désagréable tant le son est important pour se repérer.

Ce problème de son se retrouve, à l'inverse, avec le micro. Si celui-ci sert à activer divers bonus, il est extrêmement sensible et se déclenchait automatiquement rien avec les sons d'ambiance dans le sus-cité avion. La sensibilité réglable et un peu de tranquilité feraient rapidement oublier ces petits défauts du titre, si seulement il avait d'autres qualité...

Et... c'est tout ?
Oui, c'est tout. Avec 25 chansons seulement au programme, 5 décors relativement minables, et des options de personnalisation du personnage (costumes, guitare, etc.) très maigres et complètement inutiles tant l'attention du joueur est porté sur le manche de la guitare et non pas sur le décors, la durée de vie de Guitar Hero On Tour est tout bonnement ridicule. Il m'aura fallu environ 4 heures pour terminer le didacticiel, le jeu en mode facile puis en mode normal. Certes, les modes Difficile et Très Difficile ralongent la vie du titre mais augmentent la difficulté sans réellement réhausser l'intérêt ou le fun de la chose.

On se prend à espérer l'arrivée de nouveaux concepts comme la gestion des sponsors, une phase de management du groupe, la prise en compte des accessoires, mais non, rien... Les petites phrases de la presse couronnant les différents concerts et autres commentaires légèrement humoristiques ne sont là que pour faire joli et sont vite passés.

La seule chose qui ralonge donc l'expérience de jeu est le mode multijoueurs, mais lorsqu'on achète un jeu 50€, on s'attend à pouvoir y jouer sans avoir à en acheter un second. Activision nous livre donc ici un jeu rachitique qui nous laisse sur notre faim au bout de quelques heures de jeu. La faute à une cartouche DS trop petite pour héberger beaucoup de fichiers sons ? Lorsqu'on voit ce que Square Enix fait tenir dessus on en doute. La raison de ce maigre contenu ne serait-elle donc pas à inculquer à l'annonce timide de Guitar Hero on Tour: Decades, nouvel opus de la série sur DS, évoqué lors de la conférence Nintendo à l'E3 ?

Un apéro au prix d'un repas complet (Conclusion)
Avec un gameplay éprouvé, immédiatement fun et terriblement addictif, Guitar Hero On Tour avait tout pour avoir le même succès que son grand frère sur consoles de salon. Un périphérique bien pensé malgré des maux de bras inévitables, une tracklist correctes sans être extraordinaire, et un potentiel énorme gâché par un manque de contenu flagrant. Si les versions sur consoles de salon pouvaient compenser le manque de chansons par du contenu téléchargeable régulier, ce n'est pas la même chose pour la DS, et on a tout simplement l'impression qu'Activision nous prend pour des pigeons en nous livrant un jeu bien trop vide pour préparer l'arrivée de prochaines extensions qui coûteront toujours plus cher...

A conseiller aux acharnés et aux riches. Pour les autres, attendez de le récupérer d'occasion à bas prix.


mardi 1 juillet 2008

Blood Wars : Les Guerres du Sang

Les grands médias traitant de jeux vidéo, comme les magazines ou les sites principaux, ont une forte tendance à oublier que le PC recèle d'un milliard de petits jeux qui peuvent s'avérer très distrayants et intéressants bien qu'ils ne disposent pas du moteur de Crysis. Blood Wars fait partie de ces jeux, et c'est partie pour le test...


Blood Wars : Les Guerres du Sang de son nom complet, est un web-game polonais développé par une société dont je ne saurais vous prononcé le nom puisqu'il est, sur le site officiel, écrit tout en alphabet cyrilique. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ou peu le concept, un webgame est un jeu qui se joue intégralement dans votre navigateur Internet (Internet Explorer, Firefox, Opera, etc.), à l'image de Travian, Mounty Hall ou encore Kraland.
Blood Wars vous permet d'incarner un vampire dans un futur post-apocalyptique se déroulant après qu'une troisième guerre mondiale ai mis le monde à feu et à sang. C'est dans ce monde dévasté que vous allez essayer de frayer votre chemin, et cela ne se fera pas sans heurts...

Vampire: La Mascarade ?
Votre première mission dans Blood Wars sera de créer votre personnage. Comme dans tout jeu de rôle, vous aurez à choisir un nom, une "race" de vampire parmi quatre, et des caractéristiques. Chaque race de vampire dispose de bonus et de pouvoirs particuliers qui vous seront plus ou moins utiles selon votre style de jeu. Votre personnage dispose de 9 caractéristiques différentes que vous pourrez faire évoluer au fil du jeu et qui ont chacune leur utilité, bien que certaines paraissent moins utiles que d'autres aux premiers stades du jeu.

Mais l'aspect "jeu de rôle" ne s'arrête pas à la création de personnage, puisque vous aurez la possibilité de faire évoluer votre vampire en niveaux, par des quêtes vous amenant à explorer votre environnement, ou bien au cours de combats contre d'autres joueurs. La gestion de l'inventaire est également héritée des jeux de rôle puisque celle-ci aura une grande importance. Il faudra ainsi gérer votre armurerie, emmagasiner les différentes pièces d'armures et armes, ou encore protéger votre trésor de guerre des attaques d'autres vampires.



Bloody Sim City
L'aspect JdR s'arrête là, et enchaînons sans plus attendre avec la gestion de votre quartier. Dans Blood Wars, chaque vampire est maître d'un Quartier, lui même-placé dans un Secteur, lui-même au coeur d'une Zone, elle-même au coeur de la Cité. On compte 12 quartiers par Secteur, et cinq Zones dans la Cité. Au fil de votre montée en puissance et de la réussite des quêtes et missions, vous pourrez ainsi changer de Zone pour finalement atteindre la très convoitée Zone 1 où seuls quelques puissants vampires mènent une lutte éternelle contre le Prince...

Mais revenons à votre Quartier. Vous contrôlez donc une partie de terre désolée et délâbrée en banlieue de la Cité. Afin de faire fructifier votre pécule, mais également d'avoir une constante réserve de sang et de soldats prêts à vous obéïr, il vous faudra construire différents bâtiments sur votre terrain. La gestion est simpliste mais bienvenue. Chaque bâtiment a une utilité, de la Boucherie qui vous fournit du sang d'animal à la Maison Close qui vous fournit de l'argent (eh oui), et chacun est lié à une caractéristique. Ainsi, vous ne pouvez négliger la progression de votre vampire pour la gestion de la cité, ou vous vous retrouverez vite bloqué. Au fur et à mesure que vous montez de Zone, vous aurez accès à de nouveaux bâtiments qui, une fois construits, seront affichés sur la représentation graphique de votre cité en 2D isométrique fixe, pas moche mais sans grand intérêt.



Construire... et détruire
Maintenant que nous avons abordé le développement des personnages et de votre Quartier, passons au principal volet du jeu: Les Guerres du Sang. Bien qu'il soit totalement possible d'évoluer en s'aidant uniquement des quêtes, on se retrouve vite freiné par le manque de diversité de celles-ci et leurs limitations. Seule solution: s'attaquer directement aux autres joueurs pour leur sucer le sang, piller leur trésor et réduire leur population à l'esclavage afin d'aider à la construction de votre propre quartier.

Deux types d'affrontements sont possibles: les Sièges qui visent la prise de possession d'un quartier ennemi, et le les Attaques qui sont de simples raids. Si les affrontements sont nombreux, ils sont particulièrement bien pensés en cela qu'une défaite n'est pas véritablement pénalisante pour le joueur. Les vampires s'étripent donc dans la joie et la bonne humeur pour monter en grade, et cela ne pose pas de gros problèmes, du moins aux premiers stades du jeu.

Plus la difficulté augmente, plus les combats deviennent tactiques avec la possibilité d'espionner ses ennemis afin de déceler leurs faiblesses, les guerres entre Clans (Guildes) de vampires, et les combats à grande échelle. Pour survivre à grande échelle, mieux vaut ne pas être seul...



Gameplay & Equilibre
En dehors des éléments sus-cités qui forment le coeur du jeu, on peut également noter la présence d'expéditions de guildes (des Raids diraient les adeptes de MMORPG) dans les grottes de monstres puissants afin de récupérer des trésors, ou encore d'autres éléments intéressants mais mineurs.

Blood Wars reprend le gameplay de beaucoup d'autres webgame, avec des actions limitées par le temps et un modèle économique basé sur l'amélioration. Ainsi, si le jeu est accessible gratuitement, il est possible de passer à un "compte premium" (environ 10€ pour 6 mois) qui vous permettra de jouer plus souvent et vous donnera accès à des actions supplémentaires, comme la possibilité de créer votre propre Clan. Ce type de modèle a déjà prouvé son efficacité, et semble respecter l'équilibre du jeu. Ainsi, il est clair qu'un joueur doté d'un compte premium évoluera plus rapidement que ses congénères jouant gratuitement, toutefois le jeu est fait de manière à ce qu'on ne puisse attaquer que des joueurs d'un niveau égal au sien, et à niveau égal, il n'y a pas de réelle différence entre un joueur qui paie et un autre qui ne paie pas. L'équation est donc bonne et le système fonctionne.

Enfin, concernant l'interface, elle est claire, simple et efficace. Comme dans tout webgame, vous naviguez dans une série de menus vous donnant les indications en texte, à l'exception près de la représentation du Quartier qui, elle est graphique, et de quelques images d'armes ou de vampires. On regrettera juste que la traduction du jeu ai été faite par quelqu'un dont le français n'était manifestement pas la langue maternelle, ce qui implique de permanentes fautes d'orthographe, de grammaire et de sens. Dommage, les rapports de quête gagneraient à être retouchés pour être plus intéressant, de même que l'interface textuelle globale.


Bain de sang ou bain de boue ? (conclusion)
En conclusion, Blood Wars est un webgame classique mais bien pensé et très addictif. L'équilibre de ses algorithmes, son atmosphère légèrement différente, et les quelques éléments graphiques dont il est doté réussissent à le faire sortir du lot. On regrette simplement une traduction en français de très mauvaise qualité, et un manque d'activité de la communauté roleplay qui aurait pourtant beaucoup à dire dans un contexte tel que celui-ci.

Afin de vous faire votre propre avis, n'hésitez pas à vous inscrire pour tester, et si vous souhaitez un contact sur place, vous retrouverez Guls sur le serveur Ultima Thulle 2 !


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